Van Dijk estime que Liverpool s'adapte à la tactique d'Iraola
Virgil van Dijk estime que le football audacieux d'Andoni Iraola prend forme à Liverpool, avant le choc de Premier League face à Arsenal ce week-end.
Virgil van Dijk estime que le football d'Andoni Iraola, fondé sur le rapport risque-récompense, commence à prendre forme à Liverpool, à l'approche du grand choc de Premier League face à Arsenal ce week-end.
Liverpool reçoit les Gunners à Anfield dimanche, fort de cinq victoires consécutives toutes compétitions confondues, la dernière en date obtenue aux tirs au but face à Chelsea en Coupe de la Ligue anglaise.
Les Reds ont fait match nul lors de leurs deux premières journées de championnat sous Iraola, mais ont depuis remporté quatre de leurs six derniers matches (1 nul, 1 défaite), ce qui les place à six points d'Arsenal au classement.
Ce bon départ sous les ordres de l'Espagnol tient en grande partie à un changement de philosophie, avec le retour d'un pressing haut après le style fondé sur la possession d'Arne Slot, limogé une saison seulement après avoir remporté la Premier League.
Le mandat d'Iraola s'apprête à vivre son test le plus difficile face à l'équipe de Mikel Arteta, mais Van Dijk estime qu'il ne faut pas aborder le champion en titre différemment.
« Contre chaque équipe, c'est un défi, car lorsqu'ils savent que nous voulons récupérer le ballon haut, ils essaient de vous entraîner dans des zones difficiles, et il faut savoir lire le jeu », a-t-il déclaré.
« Par exemple, Hendo [Jordan Henderson, ancien coéquipier à Liverpool] décrochait pour essayer d'attirer l'un de nous et laisser un espace dans le dos, alors il faut se demander : est-ce qu'on y va ou pas ? C'est donc aussi une question de lecture du jeu.
« Mais surtout ici, en début de match, il faut s'engager à fond et prendre ce risque. Si vous récupérez le ballon haut, vous voyez aussi le public se lever, et cela apporte une énergie qui vous porte pendant les 90 minutes.
« Mais c'est désormais une tendance : tout le monde joue en un contre un, et il faut alors réfléchir à ce que l'on va faire.
« Est-ce qu'on joue direct pour jouer le second ballon, ou est-ce qu'on essaie de passer à travers ? C'est le rapport risque-récompense qu'il faut assumer.
« Il faut être capable de s'adapter, et cela fait aussi partie de notre travail. L'entraîneur peut évidemment établir le plan, mais nous, les joueurs, avons la responsabilité de l'exécuter et de gagner le match, avec l'aide, bien sûr, de l'entraîneur et du staff, mais c'est nous, sur le terrain, qui avons le plus d'influence. »
Lors de ses deux derniers matches de Premier League, Liverpool a battu Brentford (quatrième au coup d'envoi de la journée) et Brighton (troisième au coup d'envoi), tandis qu'Arsenal occupe la deuxième place avant le rendez-vous de dimanche.
La seule équipe à avoir remporté trois matches d'affilée, tous face à des formations des quatre premières places, est Manchester United, entre août et septembre 2009, vainqueur d'Arsenal (troisième), de Tottenham (deuxième) et de Manchester City (quatrième).
Aucune équipe n'a gardé sa cage inviolée plus souvent en Premier League depuis début septembre que Liverpool (quatre fois en six matches), un total de quatre inférieur d'une unité seulement à celui de ses 22 premiers matches de 2026 (cinq).
La nomination d'Iraola visait à faire revenir un style de jeu qui avait tant réussi sous Jürgen Klopp, mais Van Dijk n'y voit pas beaucoup de similitudes.
« Je pense que c'est une autre époque, un autre temps. Avec Jürgen, nous pressions beaucoup en coulissant, nous essayions de les enfermer d'un côté, mais le football a changé », a ajouté Van Dijk.
« C'est donc différent, mais ce qui ne change pas, c'est le nombre de sprints, les courses et la volonté de récupérer le ballon le plus vite possible.
« Nous devons aussi être un peu plus directs, et cela aide là encore à récupérer le ballon haut.
« Il faut trouver le bon équilibre, car j'ai le sentiment que nous pouvons toujours ressortir le ballon face au pressing, mais nous pouvons aussi jouer direct, et à domicile, il le faut parfois.
« Il faut essayer de créer ce chaos, les seconds ballons, les duels, et c'est ce que nous sommes encore en train d'apprendre. »